Analyse des pratiques

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Comment les enseignants d'EPS du secondaire vivent-ils la responsabilité dans leur pratique ? Imprimer Envoyer
Écrit par Mathieu Chantalle   
La réception des normes juridiques d’atténuation de la responsabilité : une enquête en Auvergne

Actes du colloque "Analyse des pratiques en EPS ; expériences marquantes et gestes professionnels" ; Clermont-Ferrand ; Mars 2007

Thomas-Bion Frédérique - Professeur Agrégée d’Education physique et sportive, Docteur en STAPS, Laboratoire PAEDI – IUFM d’Auvergne, Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand (Frédé Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
Fiard Jacques - Maître de conférences, Laboratoire PAEDI – IUFM d’Auvergne, Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

Résumé : L’étude s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 171 enseignants d’EPS de la région Auvergne et aborde, outre les connaissances en matière de droit et de responsabilité, les valeurs et les croyances en matière juridique, l’accidentologie scolaire en rapport avec le choix des activités et leur(s) mise(s) en œuvre. Les résultats montrent, globalement et indépendamment de l’ancienneté des répondeurs, une méconnaissance du cadre juridique, une fantasmatisation du poids de la loi, voire son contournement au nom, quelquefois,d’une éthique professionnelle affirmée (entrée en jeu des élèves inaptes, aides et parades de contact etc…). On en vient surtout à se demander si, au-delà de l’interprétation des normes juridiques, les enseignants d’EPS, malgré tout, vraisemblablement par l’écho diffus d’affaires fortement médiatisées, n’allaient pas dans le sens d’un choix délibéré d’activités les dédouanant de toute mise en cause possible par la loi : pratiques peu accidentogènes, peu, voire pas de prise de risque par l’élève, disparition progressive de pratiques hors le cadre de l’établissement. Il est à craindre qu’à ce jeu pervers de la mise à l’abri des moindres imprévus, l’éducation physique perde en force motivationnelle et éducative. »